Motocultor: DAY III

Dimanche 16 Août 2016

Dernière ligne droite, les stocks de munitions sont amoindries mais les forces ne nous ont pas quittées malgré les valses-pogos endiablées de la nuit dernière.

Waltz-Pogo & bataille de journaux. Le camping est une ménagerie à l'humour douteux.

Waltz-Pogo & bataille de journaux. Le camping est une ménagerie à l’humour douteux.

Hexecutor :

Emet : Du camping: bien bien jouasse.

Razort : Ça sonne bien comme réveil matinale depuis le camping. Ça me ferait presque oublier mes trois heures de sommeil.

Machete :

Emet : Du gras, du gras comme on l’aime! j’en reprendrais volontiers, et le son qu’a le basseux est superbe, énorme et baveux. Miam miam, comme disait Lester Bangs.

Godet : Des camarades Montacutains (VENDEE!) au Motocultor, ça fait plaisir. J’ai eu l’occaz’ de les voir un sacré paquet de fois en concerts et je dois avouer que ce show fut leur meilleur. Le son est gras, carré et puissant. Je secoue ma capuche sévère pour le petit déjeuner.

Razort : Je mets trop longtemps à décoller du camping et les loupe bêtement le temps d’arriver. Dommage.

Cliteater :

Godet : Alors que je déguste une belle barquette de frites et un sandwich bourré de saucisses (ce qui me semble assez adéquat après coup), j’entends le speech le plus sale et con de l’histoire, sur une musique des plus épiques. A part leur nom, c’est tout ce que je retiendrais de Cliteater (non, je n’aime pas le Grind).

Cliteater, de la poésie, des rimes embrassées…

Camille : Trop peu pour moi. Je passe le concert à tenter de trouver des autres noms de groupes aussi bêtes que celui-ci tout en cherchant les punchlines qui iraient avec.. (« Prépuseater » entre autres, pour un groupe composé de nana, ça serait tout aussi fin que ce concert).

Razort : Je trouve que c’est un échauffement efficace avant Gutalax, et un moment de convivialité pour manger son sandwich dans la plus pure poésie de ce groupe de Grind lambda mais efficace.

Gutalax :

Emet : Vu de loin, ça m’a bien fait marrer, et quel ambiance les enfants, je n’aurais même pas été étonné si il y avait eu un combat de gogues.

Razort : Musique d’introduction épique, pluie de rouleaux de papier toilette dans les airs, les membres arrivent dans leurs tenues de spéléo-scato, des balais à chiottes sont brandis, des confettis lancés, des slogans scandés “Le caca c’est d’la merde !”, des gens en bouées, des gens déguisés, c’est déjà le bordel et ça n’a même pas commencé… Et quand le lourd Grind poisseux des tchèques (reprogrammés aujourd’hui après l’annulation de vendredi matin) commence, c’est un déchaînement de centaines de festivaliers idiots dont les nerfs lâchent totalement après trois jours de beuverie et de fatigue cumulés. Jamais vu un show aussi drôle, des growls et squeel aussi étranges (honnêtement même un véritable cochon n’en fait pas des comme ça), et une ambiance aussi what the fuck. Un manque cruel de raffinement qui aura fait bouger la moitié du camping pour faire la fête dans le caca et le mauvais goût ! Et déjà c’est finit, et nous allons changer totalement de registre…

Un concert de Gutalax, ça finit rarement proprement

Un concert de Gutalax, ça finit rarement proprement

Alcest :

Emet : Un joli concert, de la douceur et une agréable puissance. Même si, je chipoterai en disant que parfois, avec un petit clavier ou un troisième gratteux, ça gagnerait en profondeur. Néanmoins, mention spéciale pour les harmonies vocales: c’était superbe. On sentait que Neige et ses compères étaient content d’être parmi nous. On notera seulement une sonorisation d’abord hasardeuse puis plus lisible (bien que faisant parfois le yo-yo avec les infras). Maintenant, ce qu’on veut, c’est du Glaciation live, et avec Valnoir! (ON NE LACHE PAS!) [NdRazort: j’approuve totalement, grand fan de Valnoir et tous ses side projects]

Godet : Très beau, frais et plaisant en ce beau dimanche. La formation semble ravie d’être là et Neige oscille entre des moments où sa voix se fait enchanteresse puis hurlée, et ce, avec une maîtrise parfaite. Mes cages à miel apprécient fortement.

Une chevelure bien nourrie, ça fait la dif.

Une chevelure bien nourrie, ça fait la dif.

Camille : J’ai loupé une bonne partie du concert, mais de ce que j’en ai vu, c’était beau et fin.

Razort : Je n’ai aucune honte de l’avouer : j’ai pleuré sur ce concert. Plus de 6 ans que je les écoute et les attends, depuis mes premiers tremblements au fond de ma chambre d’ado jusqu’à ce dimanche après-midi où je peux enfin me laisser porter par un groupe qui figurait sur ma liste “A voir avant de mourir” depuis trop longtemps. La setlist est absolument parfaite, Les Iris retenti dès le début (un de mes titres préférés) et Autre Temps suit juste après. Alors le son est un peu hasardeux certes, ça manque de puissance, de basse, de mouvement. Les membres sont contents d’être là mais paraissent mous. Heureusement, tout se dégoupille par la suite, Percée de Lumière est annoncé par Neige, enfin un titre de ce chef-d’œuvre qu’est Écailles de Lune. Le solo en milieu de titre déclenche en moi un truc que je ne saurais expliquer, et les larmes montent sans raison. Le chant clair est parfaitement géré, pas faux du tout, et envoûtant. Les screams… Seront-ils à la hauteur ? Mon Dieu, ils sont encore plus parfaits. Aucune haine sur le visage de Neige lorsqu’ils nous les assènent, c’est la première fois que je vois un chant de type Black Metal qui ne véhicule pas de haine sur scène, au contraire. Aucune grimace, rien que la puissance d’un chant beau et maîtrise de bout en bout. Souvenir D’un Autre Monde, Délivrance… Tous les titres sont géniaux. Le groupe repart sous un tonnerre d’applaudissement, malgré quelques personnes blasés par la mollesse du début (et probablement par leur descente de MD). Je me dois d’aller faire des bisous au groupe à leur séance de dédicace tout à l’heure qui tombe malheureusement pendant C R O W N que j’attendais beaucoup… Mais avant…

Dopethrone :

Emet : on sacrifie Je pour les joyeux québécois sans remord; on ne peut pas regretter un concert de Dopethrone. Suffit d’aimer du blues joué par des types qui ont trop bouffé de black en se coulant des douilles titanesques. On ne vous en veut pas les gars, c’est même pour ça (et vot’tabarnak de grande gueule) qu’on vous adore. De plus, Ben de Huata/Fange en guest, c’était tout à fait appréciable; le type a une très belle voix (en plus d’avoir une Kramer, je tenais à le préciser).

"Cette chanson, elle parle pas d'drogue. Nan, j'déconne!"

« Cette chanson, elle parle pas d’drogue. Nan, j’déconne! »

Godet : DU GRAS ! Ostie, que ce fût bon ! Un des meilleurs concert du festival si il en est. En bon amateur de gras couillu que je suis, voir Dopethrone fait parti de ces plaisirs dont il ne faut pas se priver dans une vie. En bon fan de Fange et Huata, je fus content de voir le beau Ben s’érailler la voix sur scène après avoir bu quantité d’hydromel (oui, je t’ai grillé derrière le mur d’amplis).

Camille : Du plaisir ! Du plaisir que de voir Dopethrone sur scène. Le tempérament endiablé du chanteur, le je-m’en-foutisme (oui, j’ai reçu un beau crachat de bière au milieu du front) et les riffs bien bien gras m’ont redonné un bon peps pour cette dernière journée de festival. Je ne saurais qu’apprécier la reprise d’Ain’t No Sunshine qui restera sans doute mon morceau nostalgique de cette édition du Motocultor.

Dessin inédit de l'ami Razort, 4D - Dessins D'un Débile Dérangé

Dessin inédit de l’ami Razort, 4D – Dessins D’un Débile Dérangé

Razort : Tabarnac, ça fait plaisir de les voir en festival ! Ça change de la cave crasseuse de l‘Heretic Club de Bordeaux, le son y est meilleur, et l’ambiance tout aussi poisseuse [NdEmet: de mon humble avis, le concert donné à l’Heretic m’avait semblé plus long, plus lourd, plus appréciable; la prestation avait été brutale et complètement avinée, moins formatée que celle qu’exige un passage en pleine journée en fest.]. Le charismatique et schizophrénique chanteur nous crache ses titres à la perfection entre quelques incitations à la consommation de stupéfiants (“S’vous z’êtes pas encore assez saoûls buvez, prenez d’la drag !”). Les nuques se décrochent petit à petit, la basse nous écrase, mais… je suis… sobre… Scum Fuck Blues et son refrain engagé m’obligent à me diriger vers le bar pour me prendre un godet de vin. “Smoke ! Drink ! Diiiie !” Je croise un copain, avec qui nous échangeons nos denrées, quand il voit que j’agite violemment la tête au rythme de la musique des québécois. Ca y est, tout est réuni pour un bon concert de Dopethrone : du gras, de la binouse, des herbes de Provence.

Muezli

Razort : J’adore le muesli, j’adore le Stoner, j’adore les basses, mais je sais pas ce que je foutais (sûrement de nouveau accoudé au bar), mais je me suis retrouvé à la toute fin du concert. Un petit côté Steak ou Los Disidentes Del Sucio Motel, mais ça ne sera jamais aussi transcendant que la branlée qu’on vient de se prendre avec nos confrères du Québec juste avant.

Ne Obliviscaris

Razort : On m’a énormément vendu ce groupe, et je m’attendais à une véritable expérience. C’est sympa, mais j’apprécie moyennement la tête de gothique du deuxième chanteur, et malgré l’excellent son, je ne suis pas assez transporté… Il est temps de retourner boire un coup au camping en écoutant de loin d’autres québécois, ceux de Kataklysm et leur son visiblement bien lourd.

Krisiun, ou « Les trois frères font les cons avec des filtres crades »

Krisiun

Razort : De retour sur le site pour attendre les dédicaces de Alcest et Orange Goblin. J’ai vaguement entendu CROWN sur la petite scène juste à notre gauche, et ça avait l’air puissant… L’attente passe assez vite cependant grâce aux trois frères brésiliens que j’avais découvert il y a deux ans ici-même au Motocultor. Je reconnais les classiques de loin, le son est excellent, ça tape et ça balance du solo à tout va. Je m’amuse bien avec ma bouteille d’hypocras en main que je fais par la suite goûter à Ben Ward et son gratteux dont c’est l’anniversaire aujourd’hui. Ils ont beaucoup apprécié et ont reconnu la cannelle en premier, malheureusement ma maîtrise de la langue ne me permet pas de leur révéler les autres épices.

Sepultura :

Emet : le temps d’une sieste bien méritée, je me réveille avec une fringale monstrueuse. Un gobelet dans la tente aux jolies infirmières et on court chercher une part de Pizza à l’aubergine/tomate/oignon avant Sépoultoula. Manque de pot, j’ai assisté à une grosse partie du show dans la file d’attente (CAD 45 min) . Mais bon, ça faisait bien la troisième fois que je les voyais et j’ai eu mon Ratamahatta sur un repas chaud et fort goûtu!

« Refuse/Resist« , va dire ça à une part de pizza chaude après 4 jours de cahuettes/merlot

Godet : C’est de ma tente (avec une presque-vue sur la scène néanmoins) que j’apprécie, d’une oreille distraite, le show de Sepultura, une canette de 8,6 en main. C’est puissant, ça groove, et le Ratamahatta est parfait [NdEmet: Bon petit, vous avez fait vos leçons].

Camille : J’étais avec Godet avec ce moment là, il est vrai qu’on s’est retrouvé à taper du pied et à bouger la tête. Sans plus.

Razort : J’éponge un peu l’alcool en écoutant de loin, mais j’aurai toujours une préférence pour Krisiun en matière de Metal brésilien. Obligé cependant de sautiller sur Roots Bloody Roots et Refuse / Resist.

On ne badine pas avec l'hydratatatation. Surtout quand le soleil tape.

On ne badine pas avec l’hydratatatation. Surtout quand le soleil tape.

Agalloch :

Emet : Concert d’une grande beauté. J’ai regretté de ne pas avoir été dans la forêt juste à coté avec un bon litron d’hypocras pour l’écouter. Forêt & eau fraîche, seuls les vrais comprendront.

Godet : C’est beau et puissant. Les dieux païens ont dû apprécier. Set maîtrisé et son parfait.

Razort : Un petit coup de mou alors que le son était nickel et les mélodies plus qu’appréciables. Un show que j’attendais mais malheureusement la forme n’est pas au rendez-vous. Le temps de faire une pause avant de supporter une nouvelle fois le groupe qui va suivre.

Mais en fait, c’est super bien Trivioum

Trivium :

Emet : L’horreur, l’horreur.

Godet : Ahahahahahahah

Camille : C’était quoi la question déjà ?

Razort : Personnellement je suis allé faire caca à ce moment.

Orange Goblin :

Emet : Folie furieuse, enfin, comme d’habitude hein. Je ne pense pas qu’il puisse y avoir une personne sur terre pour dire qu’Orange Goblin foire ses concerts.

Godet : Bonne humeur, bordel dans tous les sens, slams à gogo, fraternité et headbangs sauvages caractérisent ce sacré bon live des gobelins oranges. J’ai fortement sur-kiffé ma race, comme le disent les djeuns.

Camille : Incroyable. Toute la foule était dingue et les copains Emet et Godet m’ont envoyé en slam. C’était beau, c’était propre. On sent que les gars adorent jouer en concert et qu’ils sont prêts à tout donner. Que du plus, vraiment.

Et on dit le Rock mort…

Razort : Quatrième fois que je les vois, quatrième branlée, parce que c’est dans leurs habitudes depuis toujours de nous péter la mâchoire à coups de basse et de riffs rock’n’roll de folie. J’ai un litre de Merlot à écouler avant d’aller faire mon slam sur Red Tide Rising. Je croise le sosie de Rollo autrefois à la sécurité en bénévole. Le voici torse nu et cheveux lâchés en train de headbang comme un dératé [NdEmet: Au bout du Rollo?], ce que je fais de même sur tous les classiques. Some You Win, Some You Loose et son groove fait délirer tout le monde. Rollo me pique du vin, nous devenons copains. Wall of death, je perds probablement mon portable à ce moment, mais je ne m’en rends compte qu’à la fin du concert après mon slam. Alors que je cherche au sol un Xperia blanc, je vois Ben Ward revenir sur la scène pour balancer ses brassards mousse Jägermeister plein de sueur et réussi à en chopper un dans un réflexe inattendu d’ivrognerie. Je suis aux anges. Tant pis pour le portable, j’irai le chercher plus tard aux objets trouvés.

Opeth :

Emet : je finis le programme avec Opeth, mais écouté à distance du public, assis. C’est enchanteur, la setlist est peut être un peu calme à mon goût (FACE OF MELINDA NOM DE NOM) mais adéquate pour une douce soirée comme celle-là. On ne peut le nier, le beau Mike est un grand musicien et sait s’entourer. Et quelle voix! ce calme qui en émane quand il prend la parole est assez incroyable, et je ne parle pas des douces mélodies qui en émane, ces passages growlés puis chantés alternés sans peine… de la technique, de la sensibilité et de la puissance. Note enchanteresse, songe d’une nuit d’été.

Godet : J’ai 16 ans à nouveau malgré une setlist bien trop moderne à mon goût. Le simple fait d’avoir vu The Grand Conjuration en live m’a comblé. C’est tout ce que je demandais. On notera tout de même la qualité du son et de la technique des gaillards.

Mike et ses poteaux, pas là pour coller des gommettes.

Camille : OUI J’ÉCOUTAIS BLACKWATER PARK DANS MA CHAMBRE QUAND J’AVAIS 14 ANS ET LES CHEVEUX LONGS ET SALES COMME CEUX D’EMET [NdEmet: surveillez votre boîte à lettre, vous allez recevoir votre chat dans deux colis séparés. Cordialement]. Alors oui, j’ai chanté et bougé mes fesses sur Harvest, j’ai même fais les solos à la bouche. Puis faut dire que quand même, Opeth, c’est propre, vraiment très propre. Je plussoie à propos de la setlist un peu trop moderne, mais niveau prestation, rien à redire.

Razort : Il y a du monde, il y a des hommes saouls, c’est le dernier concert et la déprime s’installe déjà au rythme des compositions de génie d’Akerfeldt. Un son excellent, des titres un peu calmes cependant. Je ne me souviens que du dantesque The Grand Conjuration, et surtout… surtout… QUE BLACKWATER PARK EST PASSEE A LA TRAPPE. Comment tu peux me faire ça Mike ? J’attendais impatiemment un live digne de celui du Hellfest l’an dernier, mais je n’ai eu qu’une version raccourcie. Je me console avec des frites offertes aux bordelais par la gentille MG, les dernières d’ailleurs du festival, ce qui vaut une semi-révolte devant le stand bouffe après la quasi demie-heure d’attente de certains [NdEmet: Remember les deux éditions précédentes, les grands soirs où la frange hardcore du syndicat faisait céder l’administration, nous avions eu nos galettes offertes! compagnons d’infortune, nous étions beaux] . Fin de festival, fin des frites, fin de tout… sauf de l’apéro ! Nous nous rentrons vers le campement en compagnie de Rollo. Je retrouve mon téléphone aux objets trouvés. Tout est bien qui finit bien. C’était la meilleure édition du Motocultor que j’ai pu faire jusqu’à présent.

Lorsque St Nolff fut conquise

Et, quand les batailles des grandes plaines de Kerboulard se turent, quand les derniers échos des braillements des hordes se firent entendre, nous sûmes que le Malin avait encore remporté une victoire cette année-là. Harassées par tant d’efforts, par le froid des nuits, par les torrents des soirées asséchés par les lendemains fiévreux, les troupes replièrent les camps en silence. Le mutisme régnait.

Et laisser son âme à St Nolff.

Et laisser son âme à St Nolff.

Les cœurs avaient battus bien trop fort, les bras et les jambes avaient été épuisés, les yeux mais surtout les oreilles étaient crevés. Mais, ce que ressentaient ces hommes et ces femmes rassemblés n’était pas le trépas; non pas une hémorragie, mais une saignée. Désormais, chacun devait retourner en ses terres, tout en honorant cette part de leur âme qui les quittait; celle-là même qui resterait prisonnière à tout jamais de la Bretagne.

Ce jour-là, le HML crew se sépara. Ce n’était pas des adieux que les fiers francs-tireurs s’échangèrent, mais des promesses de retrouvailles. Car ce sont de terribles fiançailles que se réservent les bêtes dans la sueur et la fange, créatures enfouies dans l’homme dont les passions font l’essence des rêves qu’on croit avoir perdus au réveil. Songes prétendument égarés où résonnent les grands cors de Kerboulard, les mélopées saturées offertes aux vestales les soirs de cérémonies. En ces monstres résonnent les riffs venus du fond des âges.

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