Motocultor: DAY I

14 Août 2015

Motocultor – St Nolff – 56

« C’était à Saint Nolff, faubourg de Vannes, dans les jardins de Kerboulard.
Les soldats que le Cornu avait commandé par delà les landes électrisées se donnaient un grand festival pour célébrer les jours bénis des batailles acharnées du Motocultor, et comme le maître Modération était absent et qu’ils se trouvaient nombreux, ils mangeaient et buvaient en pleine liberté.« 

L'horreur, l'horreur a une odeur. Et une couleur.

L’horreur, l’horreur a une odeur. Et une couleur.

Parmi eux, se trouvait l’élite des spadassins du grand commandant lumineux, le HML crew. Venus des quatre coins de la côte Ouest, Emet le magnifique, Godet l’encapuchonné, Camille-à-un-seul-œil et Razort à la barbe fleurie posèrent leurs quechuas et vidèrent leurs canettes de Goudale (excusez la majuscule). L’oreille attentive, l’œil affûté, nos compères s’apprêtaient à juger dignes de vie ou de mort l’œuvre de vies, les efforts de moult bataillons à coup de mots acérés et de verbes vengeurs. Le HML crew, aussi intangible et instable qu’il soit, n’était clairement pas là pour coller des gommettes. Car, chez les favoris du Malin, une bonne chronique c’est cela: du style, du panache et des souvenirs altérés par des litres de Merlot.

[NdRédaction: nous remercions Marianne pour ses photographies, pour son appareil photo et ce qu’on a pu en tirer]

Composition des phalanges :

Dévouer des légions d’esclaves, néanmoins volontaires et méritants, aux basses tâches du festival est une idée maline mais qui peut vite montrer ses limites. Le travail est très souvent bien fait (les latrines et le site en bon état constant en témoigneront), mais parfois, car n’étant pas forcément l’œuvre de spécialistes, il se fait attendre. Un jeune plébéien désargenté asservi n’est pas forcément maître-cuistot. De plus, il fut prouvé à maintes reprises que la communication se faisait parfois désirer, ne serait-ce que l’indication des emplacements liés aux plaisirs gustatifs. Car oui, un festivalier doit se sustenter pour sa survie, et il y a des instants que jamais il ne rattrapera. A apprendre au dépend du chevelu affamé et du concert qu’il rate que le croque-monsieur n’est pas disponible dans la file anonyme des amateurs de sandouiches froids, des moment seront perdus dans l’amertume comme des larmes dans la pluie. Il est temps de réformer le système de la pitance.

Le krew, par Camille

Le krew, par Camille « Sheglitchr« 

Cependant, saluons par exemple les belles initiatives à destination de nos amis végétaliens, ou encore la présence de l’élégant chapiteau « Sophie libertine« , de l’accueil par ses charmantes hôtesses et agréables hôtes (et de ses gobelets de bon goût). Pour dire les choses en peu de mots, nous eûmes parfois l’impression que l’organisation des festivités était donc parfois un peu légère, mais les tâches furent toujours effectuées avec la meilleure volonté qui soit. Les bénévoles sont donc encore une fois à applaudir.

Champ de bataille :

Le site en lui-même est aussi à évoquer ici. Peut être que pour les plus tatillons d’entre nous, il fut sur-sécurisé, empêchant ainsi l’introduction d’objets redondants et/ou en verre, engendrant donc nombreuses fouilles et files d’attentes, ainsi que l’absence de côtoiement de nos camarades camping-caristes. La localisation du camping et du festival en elle-même est astucieuse; située en bordure de charmants bois, elle offre un dépaysement des plus certains, ainsi qu’un terrain plat, herbeux et relativement pauvre en rochers pouvant affleurer. Quiconque ayant dormi en tente sans matelas/mousse/peaux de bêtes appréciera. De plus, le parking étant proche, les allers-retours vers les véhicules y ont été aisés. Vannes étant située à une quinzaine de minutes, les trajets vers le PMU/Supermarché/Urgences sont des plus envisageables. Les lieux sont agréables et optimisés.

Vue du champ de bataille - C'était ça ou une photo de Camille qui fouette Godet

Vue du champ de bataille – C’était ça ou une photo de Camille qui fouette Godet

La zone dédiée aux concerts a accueilli une nouvelle scène (Massey Ferguscène). Outre le fait que cette nouveauté soit plus ou moins appréciée par les festivaliers (en effet, devoir choisir entre fromage et dessert est chose malaisée), son emplacement n’engendre pas de difficultés particulières de déplacements mais des expérimentations sonores notables. Je suis certain que ceux qui ont ouï la rencontre entre My Sleeping Karma et Brujeria me comprendront.

Comment fut conquise St Nolff :

Le Motocultor ne cesse de nous étonner avec ses affiches de plus en plus fleuries, parsemées de noms plus ou moins prestigieux, d’invités décalés et de trucs plus ou moins bousés. Cette année, nous n’avons pas vraiment le temps de nous ennuyer entre la fameuse troisième scène et les packs à finir au camp; le crew vous décortique tout ça en totale subjectivité et mauvaise foi assumée.

Dredi 14 Août 2015 :

Après les libations du Jeudi soir et une (très) courte nuit, nos trois compères s’en allèrent à l’assaut du Motocultor et de ses trois scènes. Déjà Godet commençait à flancher, l’œil torve il s’en alla mettre sa jolie capuche et faire la gueule sur Birds In Row

Belenos :

Emet : Le temps d’avoir la flemme de faire la queue, je loupe Belenos; dommage c’est généralement bien foutu et péchu. Gutalax annulé (/déplacé), on ne l’apprend pas directement de l’orga. Des petits panneaux d’information en entrée de Fest ne seraient pas de trop les mecs.

Godet : Avec une queue plus longue qu’à la sortie du dernier Iphone, j’abandonne l’idée de voir les gaziers de Belenos. Ça commence bien… Tristesse. Monde de merde.

Camille : Après tout, avoir choisi d’être bénévole et de trimer six heures par jour près des friteuses, manipuler les oignons frits, tacher ses t-shirts de sauce tomate, se faire insulter par des clients alcoolisés, ça a du bon ; Je me glisse par l’entrée réservée aux esclaves de ce festival, passe entre la scène et les barrières de protection tout en découvrant le site sur D’an usved tout en remuant la tête. J’attendais de les voir sur scène depuis un bon moment, je n’ai pas été déçue. Le son n’était pas extraordinaire, je pencherais pour quelques soucis de balances, mais la présence des musiciens, mon amour pour la langue bretonne et les riffs entêtants font que je me laisse entraîner sans problème.

Razort : Etant prisonnier dans la file d’attente comme 80% des festivaliers, je n’attends cependant pas d’être entré pour commencer à chanter dans un élan de fanerie totale les paroles de L’Enfer Froid qui résonne au loin. J’arrive quand même à profiter une fois à l’intérieur du festival des 10 dernières minutes du concert, durant lequel défilent d’autres classiques de la formation bretonne. Quatrième fois que je les vois, un show tout ce qu’il y a de plus banal, mais le son est correct pour cette nouvelle scène que je découvre à peine, c’est à peine si on entend Nesseria au loin.

Birds In Row :

Emet : D’abord je fus sceptique : décousu et bordélique pour mes cages à miel, puis je pousse après les trois morceaux réglementaires anti-mauvaise-langue et accroche au bousin. Poussif mais franc. Show bien calé, grosse patate des zicos. Ambiance très prenante sur la longueur et en particulier sur l’ultime morceau [On me souffle dans l’oreillette que ce serait You, Me & The Violence]. Mention spéciale au basseux et à sa belle grosse voix.

Godet : Encapuchonné, les manches retroussées et le regard perdu au loin, je m’attaque à Birds In Row, groupe que j’apprécie énormément et que j’ai eu l’occase de voir trois fois. C’est encore une fois du très bon. La rage découle des gaillards et cela se ressent sur leur jeu de scène. Un petit discours appréciable à propos de la haine et du racisme se fait entendre avant You, Me & The Violence, sans doute le meilleur de leur discographie, et puis c’est la claque.

Camille : Tout comme pour Belenos, j’attendais de voir B.I.R depuis un petit moment déjà. Ayant écouté moult fois certains morceaux, je me retrouve littéralement transportée pendant le concert. Je rejoins Godet sur le fait que le petit discours était appréciable en cette fin de show et en ces débuts de festivités.

Killers :

Emet : J’assiste à la fin et regrette de ne pas en avoir vu plus.
Razort : J’aurais personnellement préféré le groupe Pop Rock à cette formation Thrasho-Heavy française étrange.

Mars Red Sky :

Emet : Pas faute d’insister pourtant, je n’accroche définitivement pas. Du Stoner/Psyche trop poussif et maniéré pour moi, même si Strong Reflection reste une pépite difficilement égalable.

Godet : Contrairement à Emet, j’apprécie pas mal la formation bordelaise et leurs riffs Psychés. C’est très propre, carré et planant. Parfait.

Camille : J’arrive seulement pour les deux-trois derniers morceaux. J’ai trouvé ça propre, entraînant, et planant. Je ne connaissais qu’un ou deux morceaux de MRS, je classerais donc ce concert comme étant l’une de mes bonnes surprises de ce Motocultor.

Razort : Les immanquables copains de mon fief bordelais arrivent durant une première percée de soleil dans le ciel pluvieux de ce premier jour. Cinquième fois que je me délecte de leurs titres un par un et leur fuzz planant, et pourtant cette fois ça manquait un peu de basses. Le combo Marble Sky / Strong Reflection arrivent à mettre tout le monde d’accord, et je suis bien content de les voir conquérir un public aussi particulier que celui de ce festoch. Ce groupe a définitivement un bel avenir devant lui !

Heart Attack :

Emet : Okay, au moins je n’ai pas eu de regrets de retourner au camp pour me réhydrater.

Pentagram, Bobby et son beau futal.

Pentagram, Bobby et son beau futal.

Sticky Boys :

Emet : En peu de mots, on ne peut pas vraiment être déçu par les trois pépères.

Razort : Du Hardcore sur la Supositor, et de ce côté ? Du gros son qui m’a paru être du Hard Rock à tendance Stoner. Aurais-je halluciné ? J’irai réécouter en détails, mais c’était une agréable surprise !

Rise Of The Northstar :

Emet : Des petits gars qui ont de l’énergie à revendre et qui savent faire guincher. Un concert complet m’aurait sûrement barbé, en bande-son pour attendre Sólstafir, c’est weird, mais okay.

Godet : Classique, peut-être un peu cliché à mon goût, on appréciera cependant l’énergie indéniable que dégage ROTN en live. Je profite du concert pour aller me caler à une bonne place pour Sólstafir.

Razort : Je n’arriverai décidément jamais à savoir comment le chanteur fait pour voir son public sous sa casquette enfoncée jusqu’au milieu du nez. Pas plus que je n’arriverai à savoir si j’apprécie les riffs badass qu’ils envoient, la puissance qui s’en dégage et qui fout des pied-bouche toutes les 30 secondes, ou si je ne supporte pas leurs dégaines de Japan Style Wesh-Wesh étranges. En tout cas tout le monde apprécie, mais je m’en vais faire une découverte (cf. au-dessus)

After movie réalisé par Mathieu Ezan, sur un morceau de Rise Of The Northstar

Sólstafir :

Emet : Un des groupes que j’attendais de pied ferme. D’entendre partout que sur scène le son bave et que le chanteur est une chèvre m’effrayait un peu. Sur place, sont-ce les relents de ma précédente (courte) nuit ou un signe que la Bretagne, ça vous gagne, mais le concert est parfait. Ouais ouais, je suis déjà bien fan à la base mais il n’y a pas grand chose à redire. La set list est belle, les barbes sont belles, les riffs sont belles, le monde est belle. Courez voir ce groupe. D’ailleurs, dans le genre, le Motocultor nous gâte, il est appréciable d’avoir Sólstafir, Agalloch et Alcest sur la même prog.

Godet : Après avoir longuement entendu parler d’eux, de la qualité de leurs albums, j’attends de pied ferme les cow-boys Islandais. C’est très beau, les gars ont une sacré classe, leur prestation est carrée et la voix parfaite. Seul bémol, les compositions peut être un chouilla trop « Couplet / refrain » pour un amateur de post comme moi.

HML, le zine qui s'en cogne d'être dans la fosse à photographes

HML, le zine qui s’en cogne d’être dans la fosse à photographes

Camille : Je n’ai le droit qu’à un dernier concert avant 20h30 : début de mon service en tant que sous-fifre. J’avais pas mal entendu parlé de ces bonshommes des pays froids mais j’ai voulu prendre mon mal en patience et garder la surprise pour le Motocultor… Et j’ai bien fait ! Une énergie surprenante, même si le chanteur n’a pas l’air tout à fait sobre, il reste néanmoins concentré et sait attirer l’attention du public par le biais de regards, de phrases à l’attention des spectateurs. Je ne peux malheureusement pas assister à la fin du concert, car l’heure tourne et je me retrouve contrainte de devoir prendre un bain de foule afin d’enfiler ma charlotte, mes gants et mon tablier, le tout dans une bonne humeur assez surprenante : Solstafir a su me booster pour la totalité de mon service.

Razort : Un groupe que j’aime du plus profond de mon être depuis des années et qui m’aura donné des frissons par trois fois dans le passé (je ne regrette pour rien au monde d’avoir loupé Emperor au Hellfest 2014.) Et cette fois pourtant… Serais-je devenu insensible au froid depuis mon retour de leur pays natal la semaine dernière ? La setlist presque exclusivement composée des titres extraits de Otta m’ennuierait-elle ? Serait-ce cette histoire obscure du renvoi de Gummi (leur batteur talentueux, charismatique, et surtout à l’origine du projet et du logo du groupe, que j’ai eu la chance de rencontrer à Gullfoss) ? Ou est-ce juste la tendance de plus en plus agaçante du chanteur à crâner devant les objectifs ? Peut-être un mélange de tout ça pour être franc. Pas un frisson, bien le contraire même quand Dagmál a commencé (je ne sais pas pourquoi mais l’air de celle-ci m’insupporte.) Même Fjara ne m’aura pas fait vibrer plus que ça (et c’est le moment qu’a choisi le chanteur d’Aborted pour faire ses balances juste à côté ; imaginez la tête du frontman islandais essayant de se concentrer sur le meilleur morceau de leur discographie.) Une impression de pas fini en résumé, de quelque chose d’incomplet, de trop court (et en plein air c’est nettement moins impressionnant qu’en salle). Je reprendrais les mots des internautes en réaction à leur photo de fin de live sur Facebook : “Who’s this dummer ? Bring back Gummi !

BRING BACK GUMMI - et le cadreur

BRING BACK GUMMI – et le cadreur

Aborted :

Emet : Belle organe, le monsieur doit avoir une belle consommation de valdas.
Razort : Après la sieste nordique, le bruit d’Belgique. Un show à peu près semblable à celui d’il y a deux ans, même pas eu envie de rester jusqu’au circle pit autour de la console audio.

Finntroll :

Razort : Une guerre, purement et simplement. C’était pourtant la quatrième fois de ma vie que je les voyais, mais j’ai rarement vécu une fosse aussi survoltée, vu de pogoteries [NdJean D’Ormesson: Terme validé pour l’édition 2016 du Larousse] aussi enjouées, et des gens chanter en choeur les mélodies et le peu de dialecte suédois de leur répertoire linguistique. Trollhammaren asséné en troisième morceau de la setlist n’a pas empêché tout le monde de sauter partout du début à la fin. Plus de voix, plus de pieds, plus de bouchons d’oreilles. Je m’en vais me poser un peu.

Pentagram :

Emet : Vu de loin au Hellfest 2012 en me tapant un pad de nouilles thaï salvateur (pléonasme), je n’avais pas le droit de les rater. Bobby est sous-mixé mais ce n’est pas franchement un problème. Le bonhomme a pourtant la pêche, un magnifique futal et cause au public entre les morceaux, encore faut-il activer les sous-titres. Les zicos sont carrés, ça groove et ça fuzz de partout. Les gros tubes sont joués et les vieilleries respectées. J’en aurais bien repris une part.

On reprendra bien une part?

On reprendra bien une part?

Godet : Je n’avais jamais écouté Pentagram (oui) [NdEmet: INFAMIE!]. Force est de constater que j’ai eu tort. C’est simplement génial et groovy. On saute dans tous les sens, on slam, on apprécie les danses libidineuses d’un Bobby endiablé, bref, on adore.

Razort : Très bon souvenir au Fall of Summer l’an dernier, à plus forte raison parce que j’étais pété à l’hypocras et que du haut de la colline d’herbe on pouvait lire la joie sur le visage du public, tous radieux grâce aux effets lumineux (et à la binouse). Malheureusement ce soir je suis exténué et passe le concert au sol en état de demi-somnolence, mais profitant bien des basses malgré tout. Finntroll m’a tuer.

Madball :

Emet : Le show groovy et violence du fest. Ça défouraille de partout, les compos sont bonnes et puissantes, ça s’enchaîne, ça fait mal. De plus j’avais repassé mon short pour l’occasion; à défaut de l’avoir craqué sur Sick Of, je me suis rattrapé là.

Godet : Formation inconnue à mes oreilles, je m’avance tout de même dans le pit avec Sir Emet, et bon sang, c’est cool. On guinche sévère, on tape du poing au sol, on se prend des coups et on en redemande. J’ai même déboîté mon épaule pour l’occasion.

Triptykon :

Emet : N’ayant assisté qu’au début et à la fin je ne peux pas donner un avis sur la longueur. Néanmoins, ce que j’en ai vu m’a conforté dans l’idée que c’est bien carré et méchant, mais qu’il faut vraiment être fan pour tenir le show. Le son m’a semblé vraiment dégueulasse, pas assez péchu.

In League With Grumpy

In League With Grumpy

Camille : Fin du service, il est plus d’une heure du matin et j’arrive juste pour le dernier morceau de Triptykon, j’aurais aimé en voir plus, mais du peu que j’en ai vu, c’était propre et bien lourd. Je suis assez d’accord avec Emet, le son manquait de pêche [NdEmet: Bon petit, vous voilà un point].

Razort : Une grosse batterie qui commence. Toute seule. Puis la basse qui arrive enfin. Le son est géré un peu à l’arrache, mais un truc me retient jusqu’au bout… La lourdeur, la puissance, leur prestance… Bordel, ils ont quelque chose à faire passer comme message. “On va redonner ses couleurs au drapeau suisse après le passage du groupe sur l’autre scène là… [ en parlant de Eluveitie]” Rire général et huées de trolls : OK, j’aime ces types. Au final un show hypnotisant qui m’aura fait regretter de les avoir zappé deux fois déjà en festoch parce que j’avais un autre truc de prévu. Je n’avais écouté qu’un seul titre, Tree of Suffocating Souls, et il m’avait plutôt convaincu. Après ce live, il m’a totalement absorbé, remonté et motivé. Deux choses à faire en cet fin d’été pour moi : pécho leur discographie, et les revoir au Fall of Summer.

Little Big :

Emet : Okay, des bouses pareilles sont adéquates au Motoc’; c’est le délire complet, ça peut plaire si on est à moitié sourd/pété à l’essence et ça a sa place tout à la fin de ce premier jour. Personnellement, j’ai regretté de ne pas pouvoir couper le courant.

Godet : Peut-être que ça va être marrant, peut être qu’on va sauter partout en se disant que finalement, c’était une bonne idée d’avoir ramener les russes au Cultor… Et bien non. Ça ne marche point sur moi et même leur tube (Every Day I’m Drinking) peine à me convaincre. L’ambiance ne prend pas et je quitte le fest pour aller au camping, me ressourcer comme il se doit.

Little Big; nos reporters aux cœurs des zones chaudes pour vous rapporter ce qui se fait de mieux en matière de journalisme d'investigation.

Little Big; nos reporters aux cœurs des zones chaudes pour vous rapporter ce qui se fait de mieux en matière de journalisme d’investigation.

Camille : Je suis seule, impossible de mettre la main sur les copains. Je me dis “Oh, si ça se trouve ils dansent sur du Little Big les petits foufous”, eh bien non. Je me retrouve toute seule. J’ai été étonnée de voir à quel point ça avait bien fonctionné, ce concert là. J’ai du me boucher les oreilles au plus fort pour traverser les foules et tenter de retrouver les vestes à patchs des copains au loin. Rien à faire. Je sors presque en courant pour rejoindre le camping (désert [Comme les locaux des droits de l’Homme à Moscou], soit-dit en passant) où je retrouve, avec le plus grand des plaisir les copains. Fatiguée de mon service, mes libations au grand Cornu n’ont qu’un seul objet : Que le concert s’arrête. Le son était vraiment trop fort, mais bon, ça doit faire partie du truc.

Razort : Je dois être un des rares ici présents à avoir déjà vu cet ovni russe en live (iBoat à Bordeaux), donc je sais à quoi m’attendre contrairement au reste des curieux / ivrognes réunis devant la Dave Mustage. La formation Electro qui a fait tant débat après sa programmation réussit cependant un exploit : faire sauter simultanément des centaines de personnes en moins de 10 secondes. L’écran géant qui diffuse leurs clips louffoques en fond est une nouveauté que je n’avais pas eu la première fois, et ça donne un côté encore plus psychédélique et barré à la prestation. Tous les clichés de la Mère Patrie sont réunis, les gens se laissent totalement aller, et merde au reste, on est là pour s’éclater, et même le groupe en a conscience et noue un contact fort avec les derniers survivants de cette première journée. Dead Unicorns me fait mourir de rire avec toutes ses images tirées d’internet, Life In Da Thrash hypnotise et terrorise de façon malsaine (un côté Die Antwoord que tout le monde aura remarqué), distribution de vodka, clown démoniaque, et tout le monde repart vers le campement en fin de show en chantant Everyday I’m Drinkin. Personne ne dormira ce soir, tout le monde continuera de boire. Chapeau camarades, et vivement votre retour !

HML: Le zine satanico-faciste qui crache sur la plèbe puante et sa musique de jeune.

La suite…

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