Fifty Shades Of Gras: Sourvein – Graves At Sea – Monarch! – Aguirre

 

25 Avril 214

Heretic Club – Bordeaux

Entre le front Ukrainien et les remaniements ministériels, la rédaction de HML ne sait plus où donner de la tête. Néanmoins, parfois, il nous arrive encore d’écouter de la musique et d’avoir l’envie/le temps/les crédits pour en sortir un papelard. Avec surprise (/joie/stupeur/passe-moi le sel) nous apprenions le débarquement de Sourvein en notre belle cité bordelaise  par et pour les deux ans de Negative Beliefs .

Mais, elle en a de la gueule cette photo!

Mais, elle en a de la gueule cette photo!

Histoire de se décrasser les cages à miel, on s’est dit qu’on allait affronter les hordes enfumées et les premières parties-qui-jouent-trop-longtemps, et tenter d’en faire quelque chose de jouasse… avec des photos moches, s’il-vous-plaît.

Heretic way of life

 

Ce n’est pas la première fois que la tentation d’écrire un report à propos d’un concert vécu au 58 rue du Mirail me travaille; d’ailleurs, les occasions n’ont pas manqué tant la programmation s’y montre surprenante. Par exemple, ces derniers mois, nous avons eu le plaisir d’y voir Thisquietarmy, Windhand ou encore Witchthroat Serpent… D’abord, il faut dire que ça fait plaisir de voir que le club était blindé ce vendredi soir: ça nous change des soirées où les gens ne se bougent pas le derche pour des groupes immenses. Le public est au rendez-vous; presque de quoi faire pâlir les soirées Make It Sabbathy; sympathiques initiatives qui nous rappelle que la bande à Iommi n’est jamais très loin de nos oreilles, et, que depuis 69, la fuzz a engendré pas mal de rejetons différents, consanguins; tout une palette de gras.

Monarch! désolé pour les Aguirre, toutes mes photos étaient à chier

Monarch! désolé pour les Aguirre, toutes mes photos étaient pourraves

Le gras, parlons-en.

Ce sont les locaux d’Aguirre qui ouvrent le bal. Le public est chaud bouillant, ça pète de partout et ça sent la marocaine: la formation joue en terrain conquis d’avance. On retrouve dans leur musique un espèce de Sludge doomé groovy à souhait aux accents épiques, et, fort logiquement, entre chaque morceau sont balancés des samples de l’immense La Colère de Dieu. Aguirre chauffe une salle déjà à blanc, juste avant que les bayonnais de Monarch viennent tout broyer.

Monarch!

Monarch!

Monarch!, les Cosmic Dead, de passage sur les planches de l’Heretic nous en avaient eux-même conseillé l’écoute. Cierges, flacons de miel, Heinkens et murs d’amplis. Entre deux accords pachydermiques, les harmonies en infras nous possèdent, nous digèrent littéralement. Il fait chaud, très chaud, l’heretic s’enfonce de quelques pieds supplémentaires sous terre. Même si je n’ai pas très bien compris de quoi il était question lors du deuxième refrain du troisième morceau, le chant hypnotise l’assemblée, alors noyée dans la reverb et le delay. La batterie poutre inlassablement; tellement brutale qu’elle en exclura le final d’une prestation aux petits oignons (mis à part un petit problème de sonorisation de la voix au début), dont nous verrons la suite le 12 Mai pour la sortie de la nouvelle galette du groupe.

On remballe les basses à trois cordes, et on installe la suite; le temps de se descendre un godet en écoutant du UFO.

I AM THE RIFF

Graves At Sea, compagnons de route de Sourvein vont sortir sous peu avec ces derniers un split; l’occasion nous est donnée ici de les écouter.

GAS, qu’est-ce que c’est? C’est du Doom nerveux et rageux, au chant rapeux. C’est gras, sludgy (vue la prog’, on ne s’y attendait surtout pas), baveux: ça a des couilles, de la barbe, des couilles sur la barbe, de la barbe par-dessus, et des tatouages en plus. En plus, le gratteux arrive à déloger les stoners complètements morts sur scène tout en sauvant sa binouze d’une main, et en riffant comme un dingue. Ça tient de la magie noire des trucs pareils.

Children of the grave, et de l’aigu même

Même si GAS a été le groupe qui m’a le moins botté de la soirée, faut reconnaître l’honnêteté du Show. Le style reste classique, rien de très neuf sous le soleil, mais bon, on ne va pas s’en plaindre. D’ailleurs, en début de papier, je vous parlais de Black Sab’ (définitivement le groupe qui aura connu le plus gros retour de hype du siècle), Graves At Sea nous a offert une reprise bien calée de Lord of this world.

Enfin, arrivent Sourvein. Le mot d’ordre: PARTY HARD!

PARTY HARD!

PARTY HARD!

Le show débute sur les chapeaux de roues, ça headbang de partout, les zicos sont bien contents de jouer, le chanteur nage littéralement dans le houblon et fait allègrement participer la moitié (féminine) du public. On sent qu’il y a de l’esprit, et de la bière. Ca dégouline de partout, la régression nous guette et nous remercie; Sourvein, c’est de la poésie à coups de truelles et de pipes à weed. Gemini à toutes blindes, Dirty South hurlé, mais pas de Snakerrun (urf). Communicatif, le groupe nous fera presque plus de rappels que de concert et nous offrira un joyeux bœuf final où T-Roy troquera le micro contre la guitare; sweet delight et endless night dans les caves bordelaises. Merci les mecs.

FLASH!

FLASH!

Encore une fois, le sol de l’heretic tente de nous capturer tant l’apesanteur nous englue (ou quelque chose de ce goût-là), et les amoncellements de canettes de beer nous toisent, piteusement. On quitte la rue du Mirail à quatre heure du mat’, juste de quoi éviter l’after, histoire de plonger notre nuque dans un bain de glace. Le week-end commence bien.

 

Emet Aguirre

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