Blitzr – Le tout-en-un de la musique

  Dans le tramway de Bordeaux, nous voyons bien des choses; entre les étudiants abrutis, au regard mort à toute heure de la journée et les lamas en goguette au plus profond de la nuit, il nous arrive de croiser des gens et de parler musique. Du tram, nous nous retrouvons fort logiquement autour d’une pinte de Guiness avec Bertrand Sebenne, qui se trouve être, entres autres, membre des Year Of No Light, et on prend le temps de parler plates-formes musicales en ligne, d’avenir de l’Art…

Ainsi, Bertrand, parle de Blitzr, son bébé, à lui, à Pierre Anouilh, et à son frangin Johan, tous membres de YONL. Contrairement à la majorité des plates-formes lancées par des ingénieurs ou des commerciaux, là, il s’agit d’un projet mené par des ingénieurs-musiciens-à l’allure de profs de yoga, forts de leur expérience de mélomanes, qui plus est. Né dans le van de tournée du groupe, le projet a connu une gestation de deux années et s’apprête à être officiellement lancé via Bordeaux courant Février de l’an de grâce 2014. Donc, HML n’est pas vraiment à la bourre sur ce qu’il y a à commenter. Pour une fois.

Blitzr, le machin

Parmi la myriade de plates-formes sur internet consacrées à la musique, toutes plus ou moins utiles, différentes et promise à une certaine existence, que va apporter Blitzr? D’abord, plutôt que de se consacrer à un seul service (comme Deezer le fait avec son streaming, ou LastFm avec son scrobbling supposément censé nous faire découvrir des artistes), Blitzr se veut somme synthétique de toutes, ou d’une large majorité, des applications disponibles par internet, relatives à la musique. En gros, et pour la version Béta, la bestiole se veut comme un « Metal Archive-Spotify-Price Minister-Bandcamp-de-la-mort-qui-tue » consacré à toutes les musiques. Plutôt que de regarder son nombril et de n’avoir qu’une seule grosse utilité, Blitzr se veut alors visionnaire car fédérateur de toutes les données censées êtres disponibles sur la toile.

Screenshot d'une page Artiste; de quoi donner un court aperçu de la béta.

Screenshot d’une page Artiste; de quoi donner un court aperçu de la béta.

Internet 3.0

La communication des données à propos de la musique entre plates-formes, bases de données et réseaux sociaux, devant aboutir sur Blitzr, les informations relatives à n’importe quel artistes seront alors consultables. Le fameux « 3.0 », successeur logique du 2.0 (l’internet des réseaux sociaux et du collaboratif), se veut donc basé sur une intelligence dans la communication entre les données. Ainsi, en se centrant là-dessus, Blitzr sera à même d’offrir plus qu’un service de streaming et d’information purement biographiques, mais aussi un rendu d’actualité en temps réel via les réseaux sociaux. De ce fait, par là seront disponibles les informations relatives aux spectacles, et ce, jusqu’à l’achat (avec comparateur de prix) par Blitzr de la place de concert pour Lara Fabian, du string St Vitus et de la cassette über-grim du blackeux thaï perdu dans sa cave… Merveillable, n’est-ce pas ?

Bertrand nous offre les étoiles...

Bertrand nous offre les étoiles…

Et, chose qu’il ne faut pas négliger, Blitzr sera sans pub et subsistera (on l’espère) en se prenant un léger pourcentage sur les ventes opérées par elle.

La place de l’utilisateur

Par la création de son profil, l’utilisateur va s’abonner aux flux relatifs aux artistes qui l’intéressent. Il pourra suivre les actualités de ceux-ci, mais aussi celle des groupes voisins, celles du style (tout en découvrant son historique et ses classiques)… Par un système de mots-clés, et par la localisation des artistes et de l’utilisateur, se créera une interactivité sans cesse renouvelée du système, permettant un affinage certain des recherches. Blitzr ira même jusqu’à scrobbler vos écoutes en lignes, notamment via Youtube, Soundcloud, Bandcamp (étant donné que que Deezer et ses petits potes sont en train de crever), histoire de vous rediriger vers les flux relatifs à l’artiste et à son entourage/univers/historique, (bla-bla-bla) et ce, sans se la jouer LastFm, statistique et rattaché aux lecteurs « physiques » de l’ordinateur personnel. Sans oublier que, bien évidemment, Blitzr sera évolutif, adapté aux smartphone/android/machins qui se revendent facilement une fois tombés du camion, et biensur, sera interactif. Bertrand nous précise, qu’à l’avenir, l’utilisateur pourrait influer à plusieurs niveaux sur le contenu présenté sur la plate-forme… Wait and see.

 

Les conseils musicaux de Bertrand : Malthusian

De la place de Blitzr dans le contexte musical et technologique actuel

Selon Bertrand, si, en dix ans, internet, le téléchargement, le streaming et Youtube ont (presque) supplanté le Fanzine, Metallian (c’est ballot) et le tape trade, la chose aura (malheureusement?) permis la fin d’un cloisonnement stricte des styles. Pendant ce temps-là, j’attends toujours une rencontre entre High Tone et Eagle Twin. Ce qui change la donne avec l’avènement du streaming gratuit et (quasi) illimité, c’est la possibilité « d’essayer avant d’acheter », ce que les grosses entreprises du disque (et Lars Ulrich) qui se sont vautrées lorsque le web a déboulé, n’ont toujours pas pigé. L’auditeur (donc souvent le musicien) peut ainsi, grâce à internet, brasser plus de musiques, plus de trucs venus d’horizons différents. Ainsi, pour illustrer, ses propos, Bertrand nous parle de l’émergence du Crunk (hip-hop alourdi à mort, pour faire simple), ayant pu produire par la suite des dérivés inattendus comme la Witch house [NdBertrand: drag/trap music… aussi eheh], par sa encontre avec le très éthéré shoegaze, la darkwave, le drone… Allez écouter SALEM pour comprendre de quoi il s’agit.

Ainsi, si on suit ce modèle d’où découle cette théorie, le grand mélange musical à grande échelle et à grande vitesse, s’opère sous nos yeux (note personnelle : mais ça n’empêchera pas la majorité des gens d’écouter de la bouse infâme). Ce qui explique pourquoi je retrouve Cypress Hill au rayon Hard Rock de mon Leclerc ou qui justifierait la naissance d’Uncle Acid, mélange de poussière, de somnifères et de trucs cools sortis avant 73.

Some Kind Of Napster: Parce qu'on est à la bourre sur notre quota d'images nulles.

Some Kind Of Napster: Parce qu’on est à la bourre sur notre quota d’images nulles.

En gros,

Blitzr se veut service gratuit, facile d’accès, destiné à un public désireux d’élargir ses horizons musicaux, et, permettant de tout avoir sous la main. Une médiathèque/boutique synchronisée en temps réel avec l’artiste : un interface pluriel, « intelligent » au détour d’un Html.

 

Les conseils musicaux de Bertrand, Vol. II

Mais encore, Blitzr s’adresse aux lecteurs : la bande à Bertrand cherche geeks et fan de Metal, qui aiment coder, qui aient des connaissances autour du traitement de la donnée, des « data scientists ». Si ça vous tente, si vous voulez en savoir plus, contactez la boite !

Finaliste d’un concours mené par le Midem(plus gros salon mondial consacré au marché de la musique) Blitzr y est présentée comme l’une des 30 start-ups actuelles les plus prometteuses en rapport avec la musique.

Bertrand nous apprend à faire "Glod" avec les doigts; très utile en réunions mondaines, entre deux coupes dans les salons de l'ambassadeur.

Bertrand nous apprend à faire « Glod » avec les doigts; très utile en réunions mondaines, entre deux coupes dans les salons de l’ambassadeur.

Mais encore:

Une jolie vidéo de présentation

Encore plus d’infos sans images moches

Pour celles et ceux qui auraient raté le début

Et enfin, le facebook

Emet Aguirre

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