Magic Circle – Magic Circle

 Songs about Magic Circles

 Boston – Indé

Allumez une bougie noire, un peu d’encens. Laissez le soma faire son effet, puis, lancez l’album.

2011, ce n’était pas il y a si longtemps pourtant, mais Magic Circle, comme un groupe issu de l’origine des temps, sait faire vibrer une note à la couleur rare et remarquable. La formation, par sa musique, fait luire un sentiment d’une grandeur toute vivifiante, issue des tréfonds des échos ataviques d’un Doom/Stoner qui a tendance à salement se scléroser (dit le blackeux fondamentaliste). Et, Satan vous le dira, ça fait du bien. Magic Circle a sorti son tout premier long-jeu en cette année 2013, désormais mourante. Skeud éponyme après un single tout aussi laconique par sa dénomination.

Un truc racé

La première fois que l’on m’a fait écouter ce groupe, je me suis dit que c’était du bon taf. Un truc cool, relativement classique, avec des accents sabbathiens, mais, plus que ça; un truc proche du premier Pagan Altar, mais en plus moderne, un truc qui, parfois, sonne un peu comme le premier Witchcraft, mais en vraiment plus burné. La bestiole tournant de temps à autres dans mes cages à miel, je me suis dis que ça serait dommage de ne pas vous en parler plus que ça.

Qu’y-a-t-il à présenter ? Magic Circle s’est fait une bonne notoriété parmi celles et ceux qui s’intéressent au genre, mais ne fait pas dans l’über-communication; certains pourraient donc passer à coté, et, ça serait franchement dommage. Parmi la formation bostonnienne, on retrouve des membres de diverses formation officiant dans un registre plutôt large regardant du coté du Hardcore (moi, ça m’a positivement étonné), du Death… on pourrait parler de membres venus de Mind Eraser, Rival Mob mais encore de Soul Swallower ou bien de Doomriders… Preuve est faite que, même si Magic Circle lorgne dans un territoire musical qui parfois regarde pas mal son nombril, là, la diversité des influences, même implicite lors de l’écoute, n’est plus à prouver. En parlant de nombril, inutile de chercher la page Facebook pour liker comme une groupie, il n’y en a pas.

Opus Eponymous

En plus d’être une galette qui, par sa petite heure de jeu, luit d’une sobriété plus qu’appréciable, celle-ci se démarque par l’ambiance qui s’en dégage. Aussi bête que cela puisse paraître, les cercles magiques, on les verrait presque se dessiner sous nos yeux.

Dés Winter Light, l’ambiance est posée et décuple en intensité au fur et à mesure; on sent forcément les emprunts, l’influence bénéfique early heavy. On retrouve des plans sûrement un peu classiques, mais jamais poussiéreux. Là, sans vraiment faire de spoil, on peut parler de la dernière piste: The Magic Circle – Cloven In Two. Celle-ci, avec son riff qui sonne à la Black Sab’ période Sabbath Bloody Sab’, donc forcément génial, et sa reprise mid-tempo vers 4’40 (Qui a dit hardcore ?) illustre bien le propos, et clôt brillamment l’album.

Perdu, ce n’est pas The Magic Circle – Cloven In Two

Donc, les riffs s’accordent parfaitement les uns aux autres, et ce, d’une partie à l’autre, d’une chanson à l’autre : dés les trois premiers morceaux, on remarque que l’album a une grosse cohésion, une grosse ambiance. En peu de mots, une identité propre et forte. Les bon gros accords plaqués, la basse monolithique et la batterie à grand renfort de grosses cymbales nous souhaitent la bienvenue à Stonehenge-sur-micro-sillons.

Vocalement, Brendan Radigan me rappelle Terry Jones (qui avait hanté une bonne partie de mon été), mais avec une intensité, une retenue, une sensibilité qui lui est évidemment propre. The Greatest Escape – White Shores et son break arpégé illustrent bien la chose :

Il n’est pas cool ce final ?

Pour parler encore un peu concrètement des morceaux, Conquering Nocturnity est mon petit coup de cœur de l’album. on y retrouve, vers les 2’40, une bonne guitare épique, les vocaux parfaitement bien calés, et ce solo à faire chialer toutes les gonzesses présentes dans la salle. De l’art!

On remerciera le Blogspot dans lequel j'ai pillé cette photo de Brendaaaan.

On remerciera le Blogspot dans lequel j’ai pillé cette photo de Brendaaaan.

Magic Circle, par ce premier album ne réinvente pas le genre, ne fait rien de révolutionnaire, vous l’aurez compris. Mais, de la bonne came immersive comme celle-là, il serait impoli de l’ignorer.

eMet Aguirre

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