Vestes à patchs et hectolitres de bières : PARTY SAN !

L’ennui avec les clichés, c’est qu’on s’y complaît. Voilà le souci. Il serait réducteur de résumer l’Allemagne au tryptique « Bier-Bretzel-Autobahn », mais cela ne manquerait pas foncièrement de pertinence lorsque comme mes deux comparses et moi-même, on se retrouve propulsé en pleine ex-RDA pour un festival metal.

Schlotheim, son festival, sa charmante population. Je ne vois pas tout à fait l’intérêt de vous faire une chronique classique du Party San, tout le monde fait ça, et, franchement, j’ai passé plus de temps à boire de la bière qu’à disserter sur la pertinence des set-lists aves des docteurs ès-metöl présents sur le tarmac de la Flugplatz.

Quand tu pars de Vendée pour l’Allemagne avec deux types qui se font surnommer Moumoule et Poulet, c’est pas pour laisser ton cerveau indemne.

Une blonde, des blondes.

Une blonde, des blondes. (Crédits : artbreak.com)

De l’art de bouffer le bitume.

Partis le mordi à 18h de notre Vendée bien-aimée, nous avons traversé de long en large le pays. Nous avons épuisé le radio-CD du carosse de Moumoule sur les autoroutes ; Ten Years After à Minuit et au gros rouge sur la francilienne. Philippe Bouvard après Metz. Le dernier – et excellent Darkthrone – quelque part dans le noir. Pas mal de Soulfly pour se redonner du courage. Les Cramps après une halte dans un Buffalo Grill tiers-mondesque…

Enfin, sur les coups de 4h, on tombe COMPLETEMENT PAR HASARD en Allemagne. Faille spatio-temporelle? Nous nous sommes véritablement posé la question…

D’un coup, les panneaux sont devenus mystérieux, les cieux nous ont déversé des flots sur la gueule et la radio nous a branché illico sur du bal-trad teuton. Yahou. S’en est suivi un premier contact avec la langue de Goethe, lors de notre rencontre avec une pompe à essence automatisée. Cette dernière avait une voix féminine fort sensuelle. Véridique.

Poulet lui a même pris son numéro.

MOSH

Bal-trad typische Moshers

Sans être médisant, quand on a pour objectif de traverser l’Allemagne le plus vite possible, cette charmante nation peut ressembler à une autoroute sans fin où sont, de temps à autres, clairsemés des stations-essence et des Mac Do. Nuance majeure avec la France : Pas – ou très peu – de radars automatiques.

Revenons sur les stations d’autoroutes, contrairement à celles de notre beau pays, on y trouve:

  • de l’Alcool
  • du Tabac
  • du Porno
  • des types qui vivent du gardiennage de toilettes (coutume locale m’a-t-on dit).
  • Que nenni pour les appareils photos jetables par contre.
L'Allemagne et son culte de l'autoroute...

L’Allemagne et son culte de l’autoroute…

Bon, et vu de l’Autobahn, le décor est superbe. J’ai frissonné en voyant les campagnes embrumées, vallonnées où les éoliennes se perdent dans les nuages… à toutes blindes sur l’asphalte, Tête-de-Moteur à fond, les montagnes aux sombres forêts de sapins se révélant à nos yeux plissés… Un décor comme on ne croirait en voir que sur les jacquettes d’Ulver… Un vrai bonheur qui donnerait envie de traverser le pays à pied…

Schlotheim-les-Bains

On arrive donc à Schlotheim sur les coups de midi, le mercredi donc. Oui, le Festival ne commence vraiment que le jeudi, mais bon, faut planter les tentes, hein. Le bled en question est plutot bucolique, pas très grand mais suffisamment charmant pour s’y sentir dépaysé.

Cimer Wiki.

Cimer Wiki.

Affamés et afin d’y trouver pitance, nous nous dirigeons vers une superette locale, un « Rewe ». Etablissement fort bien-nommé comme vous allez pouvoir le comprendre rapidement… 50% du magasin est réservé à la boisson. Y comprendre donc, à peu de choses près, 45% de la surface totale squattée par de la bière. L’Allemagne, doux pays de l’Oktoberfest.

PROST!

Le Paradis existe (Crédits : Moumoule)

Le Paradis existe (Crédits : Moumoule)

Malheureusement, le réglement intérieur du Fest stipule que le verre est y verboten. Heureusement que les canettes alu se trouvent en bonne quantité dans le magasin. Bon marché, elles sont néanmoins accompagnée d’une consigne (« Pfand ») de 15 centimes à ajouter au prix initial.

Mais bon, un rinçage efficace d’estomac y reste toujours moins onéreux qu’en France. Oui, la bière en canette (minimum 50cl, on ne connait pas le « demi » de ce coté – béni – de la frontière) coûte en moyenne moins de 80 centimes. D’ailleurs, j’avais prévu de vous faire un récapitulatif de chaque bière goutée, mais je crains de frôler le hors-sujet, ENCORE UNE FOIS. On en a tenté une quinzaine, et moult ne valaient pas tripette. On est en Allemagne, pas en Belgique; quantité pas qualité.

Dommage hein.

Le kit dégustation (Crédits : Moumoule)

Le kit dégustation (Crédits : Moumoule)

Je me contenterai de vous conseiller vivement la Köstritzer Schwarzbier, véritable merveille moderne. Bière noire et légère, ele peut rappeller la Guinness en moins rentre-dedans. Elle se boit comme du petit lait. D’ailleurs, nous avions pris l’habitude d’en boire au moins un litre chacun, au Frühstück, dans le très chaleureux Pub-Casino du centre de Schlotheim. Si vous avez l’occasion, allez-y. La tenancière, Karin, y est très sympa. Presque maternelle, elle n’hésite pas à offrir ses excellents Bretzels aux clients les plus assidus. Et la poésie française ne la laisse pas de marbre…

Devanture du fameux pub avec un connard sur la droite. (Crédits : moi, d'où la qualité)

Devanture du fameux pub avec un connard sur la droite. (Crédits : moi, d’où la qualité)

 

Welcome to Hell !

Ouais, je sais, ça fait dégueulasse comme titre. On se croirait dans un reportage du Hellfest par France 3 édition Bretagne, mais bon… comme quoi le hasard fait bien les choses, c’est ce qui était inscrit en gros sur l’entrée du Party San. L’année où Venom jouait, qui plus est.

Schlotheim et ses armoiries (Crédits : Moumoule)

Schlotheim et ses armoiries (Crédits : Moumoule)

Concrètement, dans le ressenti et l’organisation, le Party San déchire. Bon, il y a cette règle qui interdit le verre sur le site, mais bon. On a réussi à faire passer une bonne bouteille de rouge, FRANÇAIS.

Généralement, l’ambiance est bon enfant, le public est bien élevé, l’esprit est familial, on y voit même des métalleux jouant à un étrange jeu à boire paisible ressemblant à un bowling en équipes. Pas de combat de caddys ou de concerts sur le toit des chiottes. Too bad.

En fait, cette ambiance posée est presque perturbante par passages. Par comparaison avec le HF, ou pire, avec un rendez-vous redneck comme les Feux De L’Été, le Party San ferait presque figure de salon de thé potache. Heureusement que nous sommes en Enfer. Néanmoins, on évite les bastons, les toiles de tente pillées et on fait de vraies nuits de sommeil.

Pour contrebalancer l’image de cet Eden teuton, on peut évoquer le Metaldisco, qui est assez à chier. On se croirait en boîte de night avec des chevelus bourrés partout qui n’essayent même pas de choper mais juste de prouver qu’ils sont décidément la peuplade la plus ridicule du monde en secouant gracieusement la tignasse sur du early ‘Tallica.

L'espèce de passe-temps étrange auxquels se livrent les locaux entre deux concerts... (Crédits : Moumoule)

L’espèce de passe-temps étrange auxquels se livrent les locaux entre deux concerts… (Crédits : Moumoule)

Détail intéressant : le premier (et seul) échantillon de matière illicite que j’ai vu tourner lors de mon séjour était un maigre pétard face à Vomitory. Oui, on est loinloinloinloinloin des Feux de l’Été.

Parlons bouffe; sur le site, entourant les stands variés de merch, les guinguettes sont légion. Si vous avez l’occasion, testez le Knoblauchbrot. Cette saloperie imprononçable est véritablement un cadeau de Dieu. Sauf si on est douillet niveau haleine (tu vois le Dragon de Siegfried ? Ben on y est). En gros, pour 4€, on vous sert une bonne tranche de pain préalablement enduite d’un mélange de beurre aillé. Ensuite, on peut y ajouter un genre de boursin, de la sauce chili, des piments (presque) doux, de l’oignon séché et des olives. Ce truc-là est juste merveilleux.

On trouve d’autres boutiques de mets (a)typiques: champignons en sauce (bof bof), bières, hellburger (pas terrible, paraît-il), bières, frites belges, bières…

On ne badine pas avec l'organisation allemande

On ne badine pas avec l’organisation allemande. (Crédits : Moumoule)

Mention spéciale pour les Cuba Libre, vraiment à goûter, rafraîchissant et sans pitié. Par contre, le système de jetons est à revoir…

Deutsche Qualität

On va parler musique. Tout d’abord, je tiens à souligner le fait que, le son était globalement excellent. Fort (peut-être trop sur Venom, mais vu que je me suis tiré au bout de quelques morceaux, OSEF), mais indéniablement clean. Donc, entre de (trop?) multiples libations, j’ai pu assister à pas mal de concerts.

On va faire vite, parce qu’on sait bien que la partie musicale de la chronique n’intéresse personne. [ndTheo : je l’ai dit, répété, martelé et il en sera toujours ainsi : Hear Me Lucifer ça n’existe que pour la coke (innombrable), les putes (nombreuses) et la gloire de Satan (majeure)].

Hooo, une scène qui se monte, c'est beau (Crédits : Moumoule).

Hooo, une scène qui se monte, c’est beau (Crédits : Moumoule).

Joudi

Denial Of God : Carré, peut-être trop, mais franchement jouasse. Presque plus heavy que Black, mais très fvn pour commencer les hostilités.

Alcest : Oui, je vais jusqu’en Allemagne pour voir des compatriotes. Je reste acquis à l’idée que le Black et des dérivés restent des musiques qui, lorsqu’elles sont exécutées live, le doivent être généralement dans de petites structures. Néanmoins, Neige et sa bande nous ont offert un concert incroyable. Magique. De plus, le public, pour un fest Black-death-zique-de-méchant, était fort réceptif.

D’ailleurs, en parlant de Neige, Glaciation donne son unique concert ce mois-ci… En Roumanie[ndTheo : AAAaaaaarg]

Toutes les photos de cette (vieille) session promo valent leur pesant de grimness.

Toutes les photos de cette (vieille) session promo valent leur pesant de grimness.

Destroyer 666 : Schlotheim ist Krieg !! ça turbine de la nuque dès le premier morceau. Thrashy à mort, je kiffe grave ma race, comme disent les jeunes. Petite reprise de Slayer au passage, Black Magic. Je serai fort content de les revoir au Tocultor, tiens.

Carpathian Forest : À Clisson, j’avais regretté avoir deserté Sleep pour eux [ndTheo : ah ?]. Rendus à Schlotheim où ils nous offrent un show joyeusement régressif, pas le temps de s’ennuyer. De la balle.

Puis retour au camp, PERSONNE pour me payer l’apéro. Ça vaut bien une photo floue du bassiste de Primordial par Moumoule.

La Ricken' de Primordial et son bassiste (Crédits flous : Moumoule).

La Ricken’ de Primordial et son bassiste (Crédits flous : Moumoule).

Dredi

On rate Gutalax, dommage, il paraît que ça fait du bien.

Coffins : De loin et à la fin, réglo.

Shining : Grandiose, le petit Niklas a la patate, ça vire à la biture on stage. Et les soli sont magnifiques. Comme pour Alcest, la justesse du son est un régal encore une fois renouvelé. D’ailleurs, si vous n’êtes pas au jus, sur la prochaine galette de Shining, on retrouvera Famine, Gaahl et Attila en guests… Wait and see.

Grand Supreme Bloodcourt : Sérieusement, mon esprit occulte ce concert. J’ai simplement inscrit sur mon carnet « À chier ».

Aahanahhal Naaathraahaakh : de loin, pas terrible. (Pertinent, hein?) [ndTheo : parfois, le doute du reporter de guerre solitaire et tâtonnant parmi les trous d’obus s’empare même des meilleurs d’entre nous, Emet].

Robert Capa fotografiado por su novia, Gerda Taro, en el frente de Segovia, durante la guerra civil española

Robert Capa aurait-il fait un aussi bon boulot qu’Emet et Moumoule au Party San ?

Deserted Fear : Groupe qui joue dans la Tentstage (genre de sène « découverte » en gros). Death bien carré, de quoi caler peinard son headbang ; Fort appréciable, public hyper présent. Rien à redire, à voir.

Vomitory : Petite dose de grind death, instant frais de la journée. Vraiment très cool, je ne connais pas du tout avant de m’y rendre. Utilisation judicieuse du mode mixolydien ; de la finesse sans tomber dans le lyrisme à tout-va, on évite l’écueil de l’épanchement outrancier.

Primordial : On m’a récemment chaudement recommandé ce groupe. J’y suis allé en m’attendant à tout. Quand on parle de folk dans le métal, je suis toujours un peu sceptique (même si je soutiens qu’Árstíðir Lífsins frôle la perfection.

Pour faire vite, Primordial me colle LA grosse baffe de la journée. Vraiment bossé, épique, tous les bonshommes sur scènes envoient le pâté. C’est bien simple : on a tous été Irlandais en l’espace des 45 courtes minutes de leur show.

Nemtheanga, cette bête de scène.

Nemtheanga, cette bête de scène.

S’en suit une soirée lamentablement régressive (oui, ce mot est décidément récurrent…), bien nécessaire après les émotions procurées par Shining, Vomitory, mais surtout Primordial.

Le petit Niklas en vacances. (Crédits : Moumoule)

Le petit Niklas en vacances. (Crédits : Moumoule)

Sadi

Brisant notre rituel, nous décalons notre petit déj’ à la Schwarzbier au centre bourg afin d’assister à :

Bonsaï Kitten : Sympathique groupe de psycho/rockab’, nous n’avons donc pas le droit de les louper. Chanteuse survoltée, public très présent qui plus est. On a même droit à une cover d’Alice CooperPoison!

Bonsaï et ses petits chats (Crédits : Moumoule)

Bonsaï et ses petits chats (Crédits : Moumoule)

Tsjuder : Très trve, voilà LE show méchant du fest. Plutôt froid, le power-trio ne fait pas pour autant dans la demi-mesure. Dommage que les 2,5l de Köstritzer engouffrés depuis le réveil m’empêchent de pleinement profiter de leur reprise de Sacrifice de feu Quorthon.

Desaster : Même histoire que pour Grand Supreme Bloodcourt, sauf que là j’ai juste noté « Poseurs ».

Desaster : poseurs. (Crédits : Encyclopedia Metallum)

Desaster : poseurs. (Crédits : Encyclopedia Metallum)

Sulphur Aeon : Autre groupe de la Tentstage officiant dans un registre death bigarré. Sans être fondu du style, je reconnais qu’ils donnent un concert vraiment jouasse et qu’ils ont un univers très chouette. Dans une autre famille mais sur une thématique voisine, je les préfère aux Great Old Ones car nettement plus accrocheurs, moins alambiqués sans être moins riches musicalement.

Destruction: L’un des concert qui m’a le plus botté le derche durant le Party San. Non. L’un des concerts qui m’a le plus botté le derche de toute ma vie.

On ne les présente plus, mais il serait carrément injuste de ne pas répéter à quel point ces types-là sont des putains de tueurs sur scène.

Cette année, je n’avais vu du Teutonic 4 que Kreator, et j’avais été plus que déçu. Grands Dieux, Destruction donnent un concert PARFAIT. Je ne connais pas un quart de leurs morceaux mais quelle torgnole, mes enfants. Riffs de fou, voix parfaitement calée, hurlements plus accrocheurs qu’au premier jour… Et on a eu les lance-flammes !!

Désormais, la vie me paraît fade.

Le thrash teuton, c'est avant tout de la finesse. Beaucoup de finesse. (Crédits : Encyclopedia Metallum)

Le thrash teuton, c’est avant tout de la finesse. Beaucoup de finesse. (Crédits : Encyclopedia Metallum)

Carcass : Je vais me faire taper par un savoyard… mais… je m’emmerde. Ouais, ils sont super cools et tout, ils ont la patate, un son de taré, et ils font vraiment une musique hors du commun… Disons que j’aurais regretté de les avoir loupé. Point. [ndTheo : Je vous enverrai votre lettre de démission par la poste, Aguirre.]

Venom : Si je n’avais jamais entendu ce groupe auparavant, j’aurais peut-être apprécié ce mix étrange de hard rock et de metal moderne mid tempo. Sérieusement les gars, vous êtes gentils mais vous êtes censés faire du speed/Black. Arrêtez les stickers de flammes sur vos déambulateurs quoi.

Techniquement c’est jouasse, mais mouuuuu. Légendaire, Venom ? Indéniablement, mais aussi plutôt emmerdant.

Même les toilettes sont GRIM au Party San. (Crédits : Moumoule)

Même les toilettes sont GRIM au Party San. (Crédits : Moumoule)

Party San, donc ?

Faire autant de bornes pour un tel fest est donc tout à fait légitime. Franchement, l’ambiance est au top et la prog de très bonne qualité (allez sur le site et matez l’historique). De plus, l’an prochain sera l’année des 20 ans du Party San. Vu le niveau des groupes présents lors de cette édition, difficile d’établir des pronostics fiables. Obituary est déjà booké. On peut penser à Possessed, Mayhem s’il reste des gens pour y croire ou encore… Emperor ?

Emperor : satanisme et claviers Casio.

Emperor : satanisme et claviers Casio.

Concrètement, le Party San déchire. Il dépayse mais on se sent tout de suite chez soi ; c’est du tourisme régressif (!!) noyé à la mousse et rompu au headbang. D’ailleurs – gros avantage -, le lendemain, sur Facebook, il n’y a pas 120.000 geignards qui font la molle et les pucelles effarouchées lorsqu’un canard local les écorche. Ouais, c’est du dépaysement jusque rendu chez soi.

Enfin, voyager jusqu’au Party San peut être aussi l’occasion de découvrir, même rapidement et partiellement, ce superbe pays qu’est l’Allemagne… Ses montagnes enchanteresses, ses forêts millénaires, ses Autobahn faites pour durer mille ans, ses richesses culinaires, la finesse de sa langue, l’amabilité de ses habitants…

Mais aussi le Blackjack Pilspub de Schlotheim!

Emet Aguirre

 

3 réponses à “Vestes à patchs et hectolitres de bières : PARTY SAN !

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