Denis de Mörse et Fier Panda – punk hardcore, nichons et petits chats

Denis est bassiste dans le groupe de punk hardcore Mörse. Mais il est aussi le rédac’chef de Fier Panda, ce webzine qui polarise tous vos instants de procrastination les plus honteux sur Internet. Rencontre (au téléphone, faut pas pousser non plus) avec Denis, un coreux détendu des Internets.

Denis face à des centaines de groupies topless en délire. (Crédit : Sébastien Czeryba)

Denis face à des centaines de groupies topless en délire. (Crédit : Sébastien Czeryba)

Salut Denis. Alors raconte-moi. C’est quoi cette histoire de Mörse ?

Mörse a donné son premier concert il y a à peu près un an et demi. Parti de Toulouse, ça fait trois ans que je suis à Lille pour les études puis le boulot. Je suis maintenant responsable web dans une entreprise publique. Et puis Mörse, oui, voilà. Ben… c’est un groupe de punk hardcore, quoi.

Vous avez sorti un EP de trois chansons qui est pas mal du tout. Mais il dure 8 minutes. Et là, laisse moi te dire que ça a jasé.

Ben oui, d’ailleurs on est en grosse discussion concernant l’album. On ne sait pas vraiment si on prend notre temps pour accoucher d’un LP ou si on sortirait pas plutôt, à nouveau, un EP. On a quatre ou cinq chansons pour le moment. Donc il devrait durer à peu près 9 min 40.

Mörse sur la route. (Crédit : Sébastien Czeryba)

Mörse sur la route. Je pense que Denis est à l’extrême-droite. (Crédit : Sébastien Czeryba)

Ah ben bravo. Et la musique de Mörse, sinon. Tu m’en parles ?

Mörse c’est du punk hardcore, simplement. Après on a chacun des influences différentes. A la base, on est des gros fans de Trap Them. Pour leur musique, mais aussi pour leur son, absolument merveilleux. Pour ma part, je suis un gros féru de punk rock. Parmi les groupes que j’écoutais plus jeunes se trouvent Offspring, puis il y a eu Against Me, etc. Ça, c’est un peu mes chéris. Aujourd’hui dans le groupe on écoute tous des trucs un peu différents.

Mon chanteur écoute du crust, mon gratteux des trucs satanistes et mon batteur est fou de Deathwish. Même si on a des écoutes originelles différentes, on a des terrains communs. La preuve avec l’évolution du groupe : aujourd’hui notre musique est plus teintée de punk rock, de stoner et même de Black Metal… On fait notre sauce. On cherche à faire un truc qui soit… Mörse, quoi.

Dans Mörse, toi, tu es le bassiste. Un poste pas évident pour pécho, hein ? – Crois-moi, j’en sais quelque chose. C’est pour ça que tu as décidé de créer Musik Industry puis Fier Panda ?

Oui, c’est ça. C’est pour tous les nichons que j’ai pas pu avoir. En 2005, j’ai créé Musik Industry pour parler de la scène locale. Puis j’ai commencé à écrire des chroniques et c’est juste devenu un webzine musical comme il en existe des milliers. Alors j’en ai eu marre. J’avais l’impression de tourner en rond et le format chronique m’énervait : quand c’est pas les groupes qui se plaignent, c’est les lecteurs.

M’en parle pas.

J’avais perdu le fun en route. Alors j’ai eu l’idée de créer Fier Panda, simplement pour m’amuser. C’est la charte éditoriale, s’amuser. S’amuser, retrouver du plaisir et du fun. J’ai fédéré une équipe de gens d’horizons différents, qui ne sont pas forcément des chroniqueurs de musique. Alors musique, cinoche, nichons… de fil en aiguille, Fier Panda c’est devenu ça. Un site sur lequel tu passe 2, 3, 10, 15 minutes, pour le fun avant tout.

Skrillex et laser cats. (Capture d'écran Fier Panda)

Skrillex et laser cats. (Capture d’écran Fier Panda)

Il y a quand même le coup fumant des « Coucou Internet« . Il faut que tu m’expliques d’où une idée aussi diabolique est venue.

Tout d’abord, je dois dire que j’ai été surpris que le concept des « Coucou Internet » fonctionne aussi bien. L’idée, c’est que je mets de tout ce que je trouve sur internet. A la fin de Musik Industry, en tant que grand fan de tumblr, j’avais l’idée de cette rubrique baptisée « Winning ». Un fourre-tout, quoi. Et puis en deux semaines, « Winning » a eu plus de popularité que Musik Industry. J’ai donc voulu lier les deux et c’est peu après que Fier Panda est né.

Là par exemple, je suis en train d’éditer le #213. Après, tout ce que je poste dedans vient simplement des Internets. Je voue un culte aux tumblrs, c’est là que je trouve mes images. C’est juste que je passe trop de temps derrière mon écran… Et puis partager des trucs inutiles, c’est cool, nan ?

Coucou Internet !

Coucou Internet !

Coucou Internet !

Coucou Internet !

Coucou Internet !

Coucou Internet !

Est-ce qu’on a déjà comparé Fier Panda à d’autres sites type Brain ? Que penses-tu du format de ces nouveaux magazines en ligne ?

Oui, bien sûr. On me reproche souvent de faire du Brain. En ce qui concerne ces webzines, c’est une conséquence tout à fait compréhensible, une tendance sociologique, tu vois. Si demain tu fais un dossier très complet sur un sujet, tu vas avoir trois lectures. Si tu mets des boobs, t’en auras trois mille. C’est comme ça. Les gens se connectent souvent au bureau alors la réalité est là : on sélectionne ce qu’on a le temps ou pas de lire.

Mais je voulais malgré tout qu’il y ait des articles de fond. Parce que c’est ce qui confère son identité à un site. Du coup, « Coucou Internet » est plutôt un « produit d’appel » pour Fier Panda – même si je n’aime pas trop le jargon marketing…

En plus, Denis est beau.

En plus, Denis est beau.

Mais alors comment trouves-tu le temps de gérer les Coucou Internet, des articles de fond, un groupe de hardcore et une vie sociale ?

C’est bien le problème. Pour le moment, j’ai une situation un peu privilégiée, je travaille dans un établissement public. Donc j’ai un peu le temps de m’occuper de tout ça. Mais je cherche un autre emploi et j’ai bien peur, à terme, d’avoir moins le temps. En plus, les répètes de Mörse, c’est après le travail. Mais j’ai une bonne équipe sur Fier Panda. Il y a une bonne dizaine de contributeurs. D’ailleurs, j’ai jamais réussi à avoir un site seul, je préfère de loin être entouré.

Oui, moi aussi. Bon, comment on termine cette belle rencontre entre nos deux webzines ?

Je sais pas. Qu’est-ce qu’on peut dire… « Pour l’alliance de Lucifer et des nichons », peut-être ?

Pas mieux.

Propos recueillis par Théo Chapuis

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