Listener’s Digest: Zoroaster

Le studio de tes rêves

Je dois à la vérité de déclarer mon amour pour ce groupe. Si je devais emporter dix cd sur une île, Matador en ferait très surement partie. Et pour cause, personne d’autre ne produit aujourd’hui ce stoner aux relents psychédéliques, influencé par la crasse des vieux Bathory et Venom. Personne.

Zoroaster – 2005 – 6/10

Premier jet de Zoroaster, enregistré en 48h, mixé en 24h, cet EP fait plus figure d’objet de collection (il a d’ailleurs été réédité par Southern Lord) que d’album repère. Hormis Bullwhip, le disque n’apporte pourtant pas grand-chose à l’histoire du groupe en ne décollant jamais vraiment.

 

Dog Magic – 2007 – 8/10

A la croisée des chemins, Dog Magic est encore marqué de l’héritage des heures les plus crades du doom et des vieilleries type Venom et Bathory. Mais il montre aussi que Zoroaster sait riffer comme un grand. The Book, chanson d’ouverture, vaut le détour pour l’alternance entre un doom oppressant et une rage sludge démente. Autour de ca, les excellentes Tualatin, Terminally Charged et Algebra of Need font le travail pour qu’on ne qualifie pas Dog Magic d’album d’étude mais qu’on le considère plutôt comme une ébauche prometteuse de qui reste encore à arriver.

Voice of Saturn – 2009 – 9/10

Au milieu de cet océan de crasse, Dog Magic donnait déjà à voir quelques pistes de l’évolution probable qu’allait connaitre Zoroaster. Heavy et psychédélique. Avec Voice of Saturn, on ne s’attendait pas à un changement aussi rapide, mais le résultat est une vraie réussite ave des pépites comme Spirit Molecule, White Dwarf,  ou l’incroyable Lamen of the Master Therion. Art du riff, psychédélisme juste-comme-il-faut, hormis la durée du CD (33 minutes en enlevant l’interlude en trop et la hidden track inutile) c’est un sans faute.

Split with Aldebaran (2009) – 9/10

Sorti après Voice of Saturn, cet EP n’offre pas grand-chose du point de vue de Zoroaster (au programme, Seing in the dark et Spirit Molecule) mais permet de découvrir Aldebaran avec cette longue montée stoner/sludge d’entre les morts : Aldebaran Red. Un conseil : le reste de leur album (From Forgotten Tombs) est du même acabit.

Matador – 2010 – 9.5/10

Après un Voice of Saturn qui marquait un tournant radical avec Dog Magic, Zoroaster enfonce le clou avec 9 titres puissants et fins, alternant le stoner le plus inspiré et les calvacades psychédéliques, le tout mixé par l’inusable Sanford Parker. D.N.R., la chanson d’ouverture, représente parfaitement ce qui fait maintenant l’ADN de Zoroaster : titres à tiroir, ambiances aériennes et quasi ésotériques ponctuées de riffs stoners/sludge assasins et de leads démentes. A l’exception de la croute qui sert de jaquette, c’est du grand art.

Pour finir, vous trouverez sur youtube quelques vidéos live avec un très bon, issues des sessions indieATL : http://www.youtube.com/watch?v=TPpTpJMvY_o

Arnaud

Une réponse à “Listener’s Digest: Zoroaster

  1. Avec les trois milles projets dans lesquels il est impliqué, Sanford Parker a-t-il une vie à lui ?

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