The Other F Word – Andrea Blaugrund Nevins

« Fuck the Kids ! »

Voilà ce que nous braillait dans le micro, y’a bientôt quinze ans, Fat Mike, big boss de Fat Wreck Chords & accessoirement connu comme leader de NOFX… Un morceau punk comme on en fait plus, représentatif de l’esprit « mourir jeune et vivre en kit ». Mais « comme le temps est assassin et emporte avec lui les cris des enfants », on se rend compte qu’en 2012, il sont bien loin les Fuck Authority et les rébellionades musicales façon Sex pistols et Black Flag.

Voici donc le sujet de cet OVNI qu’est The Other F Word dans le monde du rockumentaire. L’anarchie et la paternité font-elles bon ménage ? Est-ce qu’un papa punk rocker ne peut être qu’un oxymore ?

Point de départ de cette quête, on suit le quotidien de Jim Linderg, heureux papa de trois moutards a têtes blondes. Seulement, ce brave type a un problème. Là ou d’autres doivent aménager leurs horaires pour s’extirper une heure hors de leurs stigmates métro/boulot pour arriver à temps au récital de collier de pâtes de la petite dernière, ce bon vieux Linderg doit, lui, dealer avec son groupe, Pennywise

Le décor est posé. Peut-on encore scander Fuck Authority à quarante-cinq berges et payer un prêt pour un pack pavillon de banlieue/vie de famille ? Le réalisateur (Andrea Blaugrund Nelvins, pour les curieux) pour étayer son propos, s’offre donc les services de vieux adorateurs de crêtes multicolores et de Doc Martens, tels que  Flea (Red Hot Chili Peppers), Ron Reyes (Black Flag), Mark Hoppus (Blink 182), Tim McIlrath (Rise Against), Fat Mike (NOFX) et bien d’autres.

On passe du chapitre « passer-du-temps-avec-papounet », à « c’est-qui-qui-fait-bouillir-la-marmite » (eh oui, même après 20 ans d’existence et 200 concerts par ans, certains groupes ne sont pas milliardaires).

Alors bien sur tout ces grands tatoués commencent à grisonner sérieusement des tempes et prendre du bide. Mais tous essayent de concilier tant bien que mal, leurs tournées et les réunions parents profs, essayant seulement d’être de meilleurs personnes que leur propres pères…

Imaginez un Lars Frederiksen de Rancid qui est un hymne au tatouage facial (bien avant Tyson ou d’autres Brent Hinds) faire du toboggan avec son chérubin. Hilarante faille spatio-temporelle. Au final ce documentaire parle de punks qui sont devenus ce qu’ils ont longtemps esquivé. Mais ils gardent encore une sacrée dose de rébellion sous le pied. I was a Teenage Anarchist, but the politics were too convenient  (« J’étais un adolescent anarchiste, mais la politique, c’était plus pratique ») scandait il y a peu Agains Me !. Alors, certes, il y a de çà dans la morale grimpante de ce documentaire. Mais père ou non, c’est un fabuleux film pour se rendre compte que vieillir, ce n’est pas que devenir inévitablement un vieux con réac’ près à voter pour le kärcher de Neuilly à la moindre apparition orientale dans votre paysage. Optimiste.

A voir et à faire voir, vos familles et amis retrouveront peut-être espoir dans le pauvre punk que vous êtes.

Note : Fuck les notes !

TG.

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