Love Sex Machine – s/t – janvier 2012-

 

C'est arrivé près de chez vous


Méta-métal from Lille

Dispo chez Throatruiner

 

Un nom tiré d’une chanson de Justin Bieber, des titres de chansons dignes d’un grind bas du front et une jaquette crust-punk, à croire que Love Sex Machine a tout fait pour rester inconnu du grand public. Pourtant se cache derrière ces funestes oripeaux le fils français d’Admiral Angry et Black Sheep Wall : une bête encore plus hideuse et dégénérée que ses parents.

Il faudra un jour qu’on revoit nos positions sur la création musicale en France, qui n’a décidemment rien à envier aux grands pays du genre. Pour preuve, ce qui me semblait interdit à la composition en France s’est finalement matérialisé avec Love Sex Machine : un métal lent, écrasant et puissant, qui vient chasser sur les terres des sus-cités Admiral Angry et Black Sheep Wall, et fait même encore mieux.

Anal on Deceased Virgin (et c’est pas fini…) ouvre les débats de manière monumentale, et tout de suite on saisit la recette : une rythmique au plomb dans laquelle viennent se noyer des beuglements inhumains. Ne cherchez pas un riff à fredonner dans la douche, il n’y a qu’une longue coulée boueuse, un énorme bloc monolithique qui ne se soucie pas de ce qu’il croise en route. Deafening Peepshow, Killed with a Monster Cock ou encore la jouissive (ahah) Plenty of feelings (dont l’intro fait augmenter le bpm moyen de l’album) finissent d’enfoncer le clou comme des grandes.

Le défi de ce genre de groupe reste cependant de garder l’auditeur attentif tout le long, et je suis désolé mais si Ten Fucking Billion ou encore Nihility de Black Sheep Wall font leur effet, I Am God Songs vous emmerde sévèrement au delà de la quatrième chanson. Et je ne parle pas d’Admiral Angry… Ici, LSM évite avec brio cette embuche, tout d’abord en proposant seulement 32 minutes de musique. C’est court pour certains, mais tellement bien rempli ici qu’on repart le ventre plein malgré tout. Et puis surtout, le niveau d’écriture est tout de même largement au dessus, et on se surprend à trouver des points communs avec Celeste ou Time To Burn, dans la construction des chansons (Warstrike Takes The Piss, qui clôt l’album) comme dans la manière de riffer (les toujours aussi bonnes depuis le dernier paragraphe Plenty of Feelings et Killed with a Monster Cock). Bref, comme nous disent nos responsables politiques en ces temps d’élections : achetez français, vous faites une bonne action et vous ne serez pas déçus…

9/10

Arnaud

La petite vidéo qui fait du bruit : http://www.youtube.com/watch?v=a_mN5l6v67c

Le petit facebook bien gras : http://www.facebook.com/666doom666

Le bandcamp pour chopper le CD : http://lovesexmachine.bandcamp.com/

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