Civil Civic – Rules – 10/2011

Pet foireux.

Cold-pop-maths rock noisy from Barcelondon
Dispo chez le groupe lui-même.

Quel meilleur test pour un album que la résistance à la longueur ? Mettez le disque une fois, deux fois, trois fois dans votre platine et comparez vos réactions. Civil Civic échoue tristement.

Civil Civic, c’est avant tout un gros buzz. Du genre « l’article dans les Inrocks pour faire croire à Jean-Louis, abonné de 21 ans, Paris III, qu’il a découvert un truc de diiiingue avant tout le monde alors que le groupe tourne depuis deux ans ». Du genre « le groupe qui compose à distance et avec une boite à rythme parce que Machin préfère être in à Londres et Bidule être au soleil à Barcelone ». Du genre « depuis bientôt deux ans, j’ai sorti que des vinyles avec des titres pas inédits, que j’ai compilés pour faire mon premier album. J’ai même sorti une cassette. Le son est naze mais ça part comme des petits pains ». Bref, on se paie notre gueule.

Je dois malgré tout à l’objectivité de reconnaitre que la première écoute m’a bien surpris. A la faveur d’un clip bien scotchant et de quelques titres accrocheurs, comme Run Overdrive, Street Trap, It’s Krill ou Lights on a Leash, on se prend à apprécier ce mélange de guitares pop faussement maladroites, ces mélodies simplistes (simplettes ?) et ces courses bruitistes. Pire, on voit même dans Civil Civic le pont entre une cold-wave 80’s qui nous manque (la basse claque un bon vieux The Cure et le dépouillement bien savamment reproduit vient convoquer Joy Division) et des formations actuelles comme A Place To Bury Strangers ou Health dans leurs utilisations de la saturation et des claviers.

Et puis l’heure de la deuxième écoute arrive. Et là ca commence à coincer. On s’arrête à des détails qui gênent, et qui cachent bien pire : que cherchent-ils à faire avec un titre comme Airspray ou Grey Nurse ? Nous prendre pour des gamins attardés ? Nous ramener aux pires heures du disco débilitant des années 80 ? Survivent tout de même quelques bons titres, qui surpassent ces défauts. On se dit que ça reste bien foutu, que ça tourne bien, et qu’au pire il suffit de sauter ces quelques attentats au bon gout pour prendre plaisir au reste.

Et puis finalement on passe à la troisième écoute, et là, plus rien ne marche. Des questions surgissent devant l’intérêt d’une telle production, l’originalité qu’on trouvait au début fait défaut et on se surprend à ruminer la piste d’avant, dont le riff anecdotiquement entraînant mais symptomatiquement mauvais ne peut que provoquer l’agacement. Bref, comme ces mecs-là ont l’air doués à ce petit jeu, qu’ils nous sortent un 7’ avec simplement Run Overdrive et Street Trap sur chaque face et on oubliera ce qu’on vient d’entendre.

4/10

Arnaud

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