Verdun – The Cosmic Escape Of Admiral Masuka

Verdun - The Cosmic Escape Of Admiral Masuka

Apparemment, l'amiral Masuka supporte mal les sauts dans l'hyper-espace.

Doom/Sludge from Montpellier.
Dispo chez Head Records, Throatruiner Records.

Doooooom, les copains.
Verdun puise son art dans les limbes de ce genre musical décidément… increvable. Jetez-les dans une cave quelques années et les doomsters se multiplient plus vite que des zombies. Increvables, j’vous dis. Avec le retour en grâce d’Electric Wizard et Kyuss ont suivi quantité de groupes tous plus stone les uns que les autres, parmi lesquels Cough ou The Wounded Kings. Entre le début des années 2000 et aujourd’hui, la France ne s’est fendue que de peu d’offrandes à la gloire de ce sous-genre métallique, finalement.

Formés en 2010, les types de Verdun jouent lourd, gras et poisseux. Du doom. Ouais. Alors si la plupart des riffs lorgnent un peu trop du côté d’Electric Wizard (Sons of the Atom, Jaxa), c’est normal. Si les soli de guitare en mode pentatonique (Jaxa notamment) s’enorgueillissent parfois d’une pédale de phaser à la Hawkwind, c’est normal. Si trois longues plages pour une durée totale d’une bonne trentaine de minutes peuplent The Cosmic Escape Of Admiral Masuka, c’est normal aussi. Si on peut appliquer sur le chant les adjectifs suivants : incantatoire et possédé, c’est normal, les copains. Verdun joue du doom.

Mais loin d’être un cover band de Black Sabbath pour fans de Neurosis en manque de weed, Verdun applique sa recette avec une certaine classe. Déjà parce que le songwriting ainsi que les parties vocales ne sont pas sans rappeler Rwake dans ses moments les plus sludge. Ensuite parce que le son rond et clair – contrairement à la saturation régulièrement employée sur cet instrument depuis quelque temps – du bassiste ainsi que la légère réverbération sur la batterie offrent un paysage sonore assez classe à l’album. Evidemment, on retrouve avec délice les chaudes nappes de guitares copieusement saturées chères à tout amateur du genre et quelques leads savamment disséminés empêchent d’étouffer sous la lourdeur des riffs sabbathiens. Le chant de David Sadok, lui, emprunte plus volontiers au sludge qu’au doom. Plutôt en retrait sur la plupart des pistes, il parsème The Cosmic Escape Of Admiral Masuka de râles hardcore de fond de gorge à la Rwake mais sait parfois emprunter le chant plaintif de Jus Osborne d’Electric Wizard. Ainsi que son flow, sa reverb et son delay.

En fait, la construction des titres et la très bonne production de Verdun rachètent la relative banalité des riffs. Okay, on attend plus de personnalité sur le prochain effort des Montpelliérains car les influences sont frappantes. Mais on se laisse emporter malgré soi parmi ces torpides ambiances funéraires. Et plus particulièrement encore parmi les méandres véritablement low tempo de la formation, lorsque le son, tortueux et rampant jusqu’ici, rayonne et éblouit d’un bond, à l’instar de la deuxième partie de Last Man Standing. Bon, The Cosmic Escape Of Admiral Masuka ne nous en pas appris beaucoup plus sur l’astrophysique. Mais les paroles de Bowie, « I’m floating in a most peculiar way / And the stars look very different today. », prennent un tout autre sens à l’écoute de Verdun.

7/10

Locust Star.

verduntheband@gmail.com
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